Écho/Épisode 1:Religieuse confusion (saison 2)

Partie 1:
Dans un église en ruine:
L'église est un grand bâtiment entièrement fait de pierre soutenue par des poutres de bois à moitié rongés par les termites et des voûtes de marbre croisés. La nef,qui est éclairé par la lumière coloré qu'introduisent les vitraux rouges,bleus et verts,est ornés de fresques religieuses. Des statues en marbres poussiéreuses et fissurés à l'effigie des saints catholiques sont placés en nombre égal de chaque côtés.
Les bancs en bois sont en piteux état. Au fond de chaque transept,trône une statue de la vierge Marie et de Jésus crucifié. Les deux majestueuses sculptures sont entourés de chandeliers en or étincelant qui contrastent avec l'état général du bâtiment.
Au centre du sanctuaire,une jeune femme,inconsciente,est assise sur un fauteuil recouvert de velours. Devant elle,un homme aux cheveux coupés net,parsemés de mèches grises,guette le moindre de ses mouvements.
Le sanctuaire est plongé,contrairement à une église traditionnel,dans une semi pénombre. L'homme s'adresse à la femme,qui semble être sa captive,chuchotant doucement quelques phrases.
« -Lena,vous avez déjà dormi trois heures,il est temps de vous réveillez. »
Lena bouge lentement ses doigts et ses paupières closent s'ouvre,de la manière la plus douce possible,sur ce décor singulier.
Voyant l'homme,elle pousse d'abord un petit cri qui se mue vite en silence,puis elle prend la parole d'un ton mal assuré.
« -Monsieur Evans?Que...que me voulez vous?Qu'est-ce que je fais ici?On dirait une église.
-C'est une église,plus précisément l'église de la Sainte mère de Dieu.
-La Sainte mère de Dieu?Mais c'est un hôpital!
-Seulement depuis vingt ans,avant c'était une église. Vous ne pouvez pas vous en souvenir,lorsqu'elle a été transformer en hôpital vous étiez alors âgé de trois ans. »
Lena dévisage son interlocuteur,incrédule,presque craintive. Elle observe tout autour d'elle et se rend compte qu'elle n'est en rien prisonnière de ce lieu. Ses membres sont libre et Richard ne semble pas armé.
« -Monsieur Evans,pourquoi m'avoir enlevé?
-Parce que beaucoup de gens dépendent de vous,du moins de votre mémoire. »
Richard détourne son regard,le fixant sur une croix en argent derrière Lena. Profitant de ce moment d'inattention,Lena frappe d'un violent coup de pied Richard. Elle se lève d'un bond et court en direction de la sortie. Arrivé devant la porte,elle essaye de l'ouvrir,en vain.
« -Toutes les issues sont verrouillés! »La voix de Richard résonne à travers l'église.
« -Ne vous inquiétez pas mademoiselle Key,vous pourrez bientôt sortir,laissez moi juste vous expliquez de quoi il en retourne.
-Dîtes le moi tout de suite et laissez moi retournez chez moi!Hurle Lena
-N'ayez crainte,de toute façon vous n'avez pas quitté votre demeure puisque vous êtes dans vos souvenirs. »

Cabaret les « péchés d'amour »:
Richard Evans discute avec un jeune adolescent,assis devant le bar et sirotant une vodka orange.
« -Dit moi champion,comment t'appel tu? »Il avale une gorgé de son cocktail.
« -Jean,et vous vous êtes qui?
-Je m'appel Richard Evans,ravi de te rencontrer. »
Richard lui tend sa main droite,dans l'espoir d'une poigné de main. Jean regarde attentivement les cinq doigts qui se tendent vers lui,puis s'exclame.
« -Richard Evans?!Le gars qui s'est enfuit de l'hôpital la Sainte mère de Dieu?!
-Mais que raconte tu là mon jeune garçon?Je n'ai jamais mit les pieds dans cet hôpital voyons. »
Le patron du cabaret s'immisce dans la conversation,il prend son ton le plus grave et le plus sérieux et s'adresse à Jean.
« -Ça suffit jeune homme!Les jeux vidéos ont dût te monter à la tête,je vais prévenir la police et tes parents! »
Le patron du cabaret prend l'adolescent par l'épaule.
« -Laissez moi!Ne me touchez pas!Je sait pas qui vous êtes ni ce que vous me voulez mais fichez moi la paix! »
Richard Evans reprend la parole.
« -Allons Dimitri,laissez ce jeune homme s'expliquer,ne soyez pas si violent avec lui.» Dit il à l'adresse du patron. 
Dimitri lâche l'épaule de Jean et s'assoit sur un tabouret à sa droite.
«- Quel âge as-tu bonhomme?Demande il
-Quinze ans monsieur. Laissez moi sortir s'il vous plait.
-Ne t'inquiète pas nous ne te retenons pas ici champion. Lui assure Richard d'une voix se voulant calme et rassurante.
-Mais comment vous êtes arrivez là?Tout ce monde je l'aurai vu dans la rue!Et le cabaret,il est fermé depuis l'autre soir où tous les clients ont disparu! »
Le patron reprend la parole,agacé.
« -Mais qu'est-ce que tu raconte gamin?Personne n'a jamais disparu ici et puis le cabaret,il n'a jamais fermé. »

Partie 2:
Une femme en talons haut court dans les rues de la ville. Elle fuit quelque chose. Elle est apeuré. Son teint en est livide et la sueur perle abondamment sur son front dégagé. Arrivé à l'angle d'une rue,elle s'arrête pour reprendre son souffle. Haletante,sous le soleil d'une après midi d'été,elle appelle à l'aide.
« -Au secours!Il y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'aider?!Pitié aidez moi,je deviens folle! »
Une voix,celle d'une petite fille,douce,calme mais pourtant tellement brutal lui répond,son souffle caressant la nuque de la femme terrifié.
« -Mais non maman,tu n'es pas folle. »
La femme se retourne,parcouru de violents tremblements,comme si il eu s'agit d'un assassin qui s'apprêtait à la poignarder. Ses yeux se plongent dans les yeux bleus de la petite fille. Elle essaye d'articuler quelques phrases,presque inaudibles.
« -Tu...Non tu n'es pas ma fille Angélique!Laisse moi partir!Démon ou quoi que tu soit,ai pitié! »
Des larmes commencent à couler sur son visage et la petite fille affiche un sourire innocent,tellement innocent qu'il en deviens effrayant.
« -Maman on étais si bien tout à l'heure. Je veux encore jouer avec toi!Si elle étais pas entré ici tu n'aurais pas retrouver la mémoire. S'il te plait maman,laisse toi faire. »
La mère reprend sa course désespéré en hurlant de toute ses forces.
« -Non!Non!Tu ne peux pas être ma fille!Ma fille est morte! »
Ses pas résonnent sur le trottoir. Arrivé dans une impasse,elle s'engouffre à l'intérieur d'un immeuble aux portes grandes ouvertes. Elle monte la dizaine d'étages qui la sépare du sommet de la tour de béton. La porte qui mène vers le toit est elle aussi ouverte. La mère s'y rue et bloque l'unique issue avec des planches de bois qu'elle trouve étendus sur le sol. Elle s'assoit,épuisé de sa longue course à travers les quartiers de la ville.
Elle observe une masse recouverte d'un tissu blanc dans le coin gauche du toit rectangulaire. Elle a cru voir la masse bouger. Les plis du tissus semblent se mouvoir doucement,comme sous la caresse du vent.
Après un long quart d'heure d'observation,le tissu se soulève lentement laissant place à la frêle silhouette d'une fillette blonde aux yeux bleus,âgé d'à peine plus de quatre ans.
« -Je te l'ai dit maman,tu ne peux pas t'enfuir. »

Un homme,vêtu de blanc,parcourt furtivement l'immensité candide et désertique que constitue cet étrange monde dans lequel il a récemment pénétrer. Il se fond dans le décor comme happé par ce vide où ses pas résonnent dans un écho sans fin.
En lui,se mêlent les cris de ses deux parents aux voix des médecins de la Sainte mère de Dieu.
Il se revoit allongé dans son lit médicalisé,branché à toutes sortes de machines.
Il se souviens des supplications désespérés de sa mère.
« -Alexandre,réveille toi!Alexandre ne me laisse pas! »
Alexandre continue son chemin,tourmenté,rongé par le regret et par les doutes. Il essaye d'appeler ses parents,en vain. Pourtant il le sait,ils sont là,quelque part,il peut ressentir leur présence.
Il s'arrête soudain,brusquement. Quelqu'un est proche,la personne qu'il cherchait depuis le début de son aventure est ici,tout prés.
Le décor change une nouvelle fois et laisse place à la ville de Paris et à ses rues éclairés par le soleil d'été. La petite fille qu'il recherche est présente ici,à quelques mètres,il ne lui reste plus qu'à la retrouver.
Il déambule longuement à travers les différents quartiers de Paris,il sait qu'il n'est pas seul mais la jeune enfant ne veux pas se montrer.
« -Où es tu?Je sais que tu te cache quelque part,je te trouverais et ne te laisserais pas faire du mal à ta mère! »Crie t'il,en pleine rue.
Ces paroles à peine prononcer,le décor change à nouveau. Cette fois,Alexandre se retrouve,a demi inconscient,dans le cabaret « les péchés d'amour ». Le cabaret est vide de clients,sur les tables se trouvent encore des verres à moitié remplis d'alcool.
Des pas,des bruits de sirènes,des klaxons,proviennent de la rue. Alexandre sort.
A l'entrée du cabaret,il lit sur une pancarte « enquête judiciaire en cours,ne pas pénétrer à l'intérieur ». Sur le trottoir d'en face une foule de passant marchent,ne lui prêtant aucune attention.
Il continu son chemin jusqu'à un kiosque. Sur la devanture du kiosque,la publicité pour le journal « le Monde » fait valoir la Une du moment « Disparition d'un adolescent dans le cabaret  les péchés d'amour ».
Alexandre est,d'une quelconque manière,revenu dans le monde réel. Il en est désormais certain,mais comment a-t-il pût changer si facilement de plan d'existence?

# Posté le vendredi 25 avril 2008 12:32

Modifié le vendredi 25 avril 2008 12:46