Hôpital de la Sainte mère de Dieu:
Mercredi,il est déjà vingt deux heures,la nuit est tombé depuis longtemps mais l'hôpital de la Sainte mère de Dieu ne désemplit pas. Les médias se précipitent à l'entrée du bâtiment tandis que des policiers essaye de contenir la foule qui s'est rassemblé autour.
A l'intérieur,les médecins du service de neurologie se réunissent dans la chambre de l'un des nombreux patients. Une petite chambre au mur dénudé avec en son centre un lit médicalisé. Aucune distraction ne se trouve dans cette pièce au confort rudimentaire,aucune fenêtre ne l'éclaire. La seule lumière présente provient d'une ampoule pendant au plafond qui s'apprête à rendre l'âme. Allongé sur le lit,un patient en piteux états,ses cheveux coupé nets sont parsemé de mèches grises,ses yeux ternes sont entourés de cernes,ses lèvres,craquelé par endroits,saignent légèrement.
L'un des médecins s'adresse à lui sur un ton de désapprobation.
« -Monsieur Evans,ce n'est pas raisonnable de vouloir quitté notre établissement dans cet état. Après le choc que vous avez subi!
-Docteur,j'ai juste été enlevé,rien de grave. Je suis en parfaite santé,je n'ai besoin que d'un peu de repos.
-Non!C'est hors de question,vous ne quitterai pas l'hôpital aujourd'hui!Nous allons vous trouvez une chambre plus confortable,en attendant vous restez ici!Vous avez subi un grave choc psychologique,tant que nous ne seront pas certains de votre état nous ne vous laisserons pas rentré chez vous. »
Les médecins quitte la pièce laissant Richard Evans seul,allongé sur son lit.
Dehors,les journalistes guettent la sortit d'un des membres du personnel. Soudain,l'un des infirmier,ayant finit sa journée,sort. Aussitôt les journalistes l'assaillent de questions.
« -Monsieur Evans est il en état de parler?Peut il répondre à quelques questions?
-Que s'est il vraiment passé?Peut on espérer revoir les autres disparus? »
Le jeune infirmier se contente de répondre « Je ne sais pas » et s'empresse de prendre sa voiture.
Hôpital de la Sainte mère de Dieu:
Une heure du matin,l'équipe de garde nocturne de l'hôpital se charge des admissions d'urgences. Dans le hall s'entassent de nombreux patients couverts de plaies sanguinolentes. A la réception,les infirmiers,débordés de travail,ne cesse de répéter la même phrase:
« -Désolé nous n'avons plus aucune chambre de disponible,veuillez patienter si ce n'est pas pour une urgence! »
Dans la chambre numéro trois cent vingt deux;couloir B,le patient Richard Evans dort profondément. Des infirmiers sont posté à l'entrée de la pièce.
Un bruit,un craquement se fait soudain entendre,les lumières du couloir B s'éteignent brusquement plongeant une des quatre ailes de l'hôpital dans le noir le plus complet.
« -Que se passe t'il?Allez vérifier si l'électricité ne s'est pas coupé dans les chambre! » Ordonne l'un des infirmier.
La coupure d'électricité semble avoir affecté toute les chambres du couloir. Un autre craquement se fait entendre,l'hôpital tout entier se retrouve dans la pénombre.
Après quelque minutes,le courant revient. Les lumière se rallument petit à petit et la panique laisse place au rythme de travail habituel.
« -Allez voir si il n'y pas eu de mort! »Hurle un médecin en colère.
Quelques secondes plus tard un jeune infirmier arrive en courrant,à bout de souffle.
« -Monsieur!...La chambre trois cent vingt deux couloir B...le patient a disparu!
-Quoi?C'est impossible!Envoyer toutes les équipes médicales disponibles à sa recherche! »
Cela fait maintenant trois heures que les médecins de la « Sainte mère de Dieu » recherchent le patient Richard Evans. L'hôpital a été fouillé jusque dans ses moindres recoins,aucune trace de Richard.
La police a été averti,elle est sur les lieux.
« -Il s'est sans doute enfui pendant les dix minutes de la panne de courant monsieur l'agent. Il voulait à tout prix retourner chez lui. Dit l'un des médecins chargé de s'occuper de Richard
-Très bien nous irons faire un tour là bas.
-Si vous le retrouvez,ramenez le ici,il souffre d'un grave traumatisme crânien d'après l'IRM que nous lui avons fait passer de plus nous avons détecter quelque chose d'étrange au niveau de son cortex pré frontale. »
Partie 2:
Richard Evans gît sur le sol du restaurant,évanouit. Le siége en face du sien est vide,le clocher de la cathédrale Notre Dame De Paris sonne treize heures. Richard se réveille,il ouvre doucement les yeux et s'assoit sur son siége en se tenant le crâne d'une main.
« -Que s'est il passé chérie? »
Personne ne lui répond.
« -Chérie?Marie où est tu? »
Richard observe les moindres recoins du restaurant,il se lève et parcours la salle à manger en titubant.
Sur une des colonnes qui soutiens le deuxième étage du restaurant,un calendrier est accrocher.
« -Déjà Mercredi!J'ai perdu toute notion de temps depuis cette étrange soirée. »
Après quelques minutes passé à appeler sa femme,Richard s'effondre en larmes.
« -Un rêve!Ce n'étais qu'un rêve! »
Richard retourne chez,le c½ur remplie d'amertume et de dépit. Les rues sont encore vides,les immeubles ont tous les volets fermés,il n'y a pas la moindre trace de vie dans la ville.
Richard s'arrête en chemin,il observe le ciel,il remarque qu'il n'y a aucun nuage,le ciel est étrangement blanc. Il fait jour,pourtant il n'y a pas de soleil. Une lumière éclaire bien la ville mais d'où provient elle?
Richard viens juste de remarquer qu'il éprouve une étrange sensation de légèreté,il a l'impression de pouvoir s'envoler à tout moment. Ses yeux,quelque chose ne va pas,Richard ne comprend pas d'où cela provient,il est immobile au milieu de la route,quelque chose à changer en lui. Il y a tout d'un coup beaucoup trop de lumière. La ville est presque toute entière engloutit par une lumière blanche,le décor semble entièrement blanc désormais.
Richard,Richard d'où lui viens ce prénom?Où est il?Qui est il? Un homme entouré d'un halo de lumière se tient debout recouvert de cet éclairage candide,peut être qu'il s'appel Richard? Son corps disparaît sous l'intensité du halo puis viens le tour de son visage. L'homme?Est-ce un homme?Il a oublié,tout oublié, jusqu'à son identité...
Un jeune homme entièrement vêtu de blanc parcours les rues du seizième arrondissement de Paris,son teint pâle laisserait penser qu'il est atteint d'une maladie mais son regard et son visage dégage une douceur et une force qui indique le contraire.
« -Où est il?Il ne doit pas être bien loin,c'est son monde après tout!J'espère qu'il n'a pas déjà rencontré le sien... » Le jeune homme se murmure ses phrases à lui-même.
Il semble légèrement inquiet,quelque chose le perturbe,quelque chose qui vient du décor.
Ses yeux balaye la rue,ils s'arrêtent sur un restaurant mexicain.
« -Je ne me rappelle pas avoir vu ce restaurant dans cette rue. Peut être confond il,après tout cet endroit est basé sur ses propres souvenirs. »
Le jeune homme entre dans le restaurant,il est vide comme les rues et les magasins.
Il prend une chaise et reste immobile quelques secondes en attente d'un événement. Des rires se font entendre,ils proviennent de l'arrière cour du restaurant. Ils s'éloignent un peu,le jeune homme court en direction de ces rires. Il aperçoit une femme et une jeune enfant. L'enfant n'a pas plus de quatre ans.
« -Viens maman on va continuer à jouer toi et moi pas vrai?
-Oui mon ange,maintenant qu'on est enfin réunit on va faire tout ce qu'on a pas put faire avant.
-Dit maman,personne ne nous séparera n'est-ce pas?Tu resteras toujours avec moi promis?
-Promis ma chérie personne ne nous séparera. »
L'enfant est étrange,une aura de lumière l'entoure mais la mère ne semble pas la remarquer.
L'homme en blanc s'adresse à la mère.
« -Ne vous approchez plus de votre fille!Vous pourriez y perdre beaucoup!
-Maman c'est qui le monsieur?Ne l'écoute pas,ne le laisse pas nous faire du mal,pas comme lui. L'enfant éclate en sanglots.
-Non il ne nous séparera pas mon ange. Qui êtes vous?Que me voulez vous?
-Je m'appel Alexandre,je veux vous aidez,cette enfant n'est plus celle que vous avez connue.
-Vous êtes fou!C'est ma fille. »
La jeune fille se serre contre la jambe de sa mère et s'adresse à Alexandre.
« -Tu ne touchera pas à ma maman! »La violence des mots de l'enfant résonnent comme un écho.
Alexandre sent une force le pousser vers le bas,un être invisible qui le fait chuter.
Il perd l'équilibre,il tombe,Paris s'évapore,la lumière blanche envahit son corps. Il flotte dans cet espace lumineux,l'enfant et sa mère ne sont plus là...