Écho/Épisode 1:Le cabaret (saison1)

Partie 1:
Ce soir,le cabaret des « péchés d'amour»,est rempli. La salle,éclairé par les flammes des bougies disposés sur chaque table,est encore plus resplendissante qu'à son habitude. Sur les murs,d'un rouge vif et chaleureux,se trouvent accroché diverses ½uvres d'artistes contemporains méconnus mais néanmoins talentueux. La salle toute entière est un festival de couleurs chatoyantes mêlant le rouge vif au rouge carmin et le bleu ciel au vert clair,le tout sublimé par un éclairage naturel offrant une magnifique lumière tamisé.
Sur la petite scène en bois,se trouve un piano noir de jais. Le pianiste est assis en face,vêtu d'un costume entièrement noir,comme son instrument,et d'une chemise blanche plutôt classique. Une partie de la scène est caché par un rideau rouge.
Les spectateurs,assis par groupes de quatre autour des tables circulaires en bois vernis,regardent fixement la scène. Ils attendent tous quelque chose,des murmures d'excitation parcourent la pièce.
« -Viendra elle?
-Elle est en retard.
-Elle viendra sans doute. »
Soudain les murmurent se taisent,le rideau s'ouvre et une magnifique jeune femme apparaît sur scène
Elle porte une robe sirène bleu nuit sublimant ses formes divines,ses cheveux bouclés lui tombent gracieusement jusqu'aux épaules et son rouge à lèvres semble briller à travers la pièce.
Tous les regards sont tournés vers cette sublime vision,cette femme si jeune,si douce mais tellement sulfureuse,une des multiples incarnation de la perfection.
Elle saisi un micro que lui tend l'un des serveurs,des applaudissements fusent déjà,le pianiste se met à jouer une musique au rythme lancinant. La jeune femme commence à chanter,les spectateurs présent semblent comme charmés par sa voix angélique,ils ne peuvent détourné le regard de la jeune femme.
En un instant,toute la salle est subjugué par ce son,ces paroles qui sortent de la bouche de cette étrange beauté.
Le temps semble s'arrêter,comme si il était lui aussi charmé par cette voix venu du ciel.
Certains spectateurs ferment les yeux et se laissent bercés par la musique,et petit à petit tous ceux qui assistent à ce concert hors du commun se laissent lentement tomber sur le sol,les yeux fermés,comme endormis.

Le jour va bientôt se lever sur Paris. Il est quatre heures du matin et le cabaret des « péchés d'amour » doit fermé ses portes. Pourtant,il y a encore de la lumière à l'intérieur du cabaret et la salle est comble. Personne ne semble avoir quitté les lieux depuis que cette mystérieuse chanteuse est apparue. Les clients évanouis commencent à se réveiller.
« -J'ai mal au crâne. Mais qu'est-ce qui s'est passé dans ce cabaret à la con?
-Je me souviens juste de cette jeune femme,elle a commencé à chanter et j'ai perdu le contrôle de moi-même,j'étais comme envoûté. Ensuite plus rien,le trou noir. »
L'un des clients regarde la scène.
« - La chanteuse,elle est plus là!Le pianiste non plus!Ils se sont tirés! »
Un autre l'interpelle.
« -Putain!C'est quoi ce bordel? Faut appelé la police! »
Le patron du cabaret,un grand homme plutôt enrobé,s'immisce dans la conversation.
« -Je sais pas qui étais cette femme mais en tout cas c'étais pas celle qu'on attendais. Répond le patron
-A bon?!Vous nous aviez promis un spectacle fantastique sur vos affiches alors on est venu et voila à quoi ça nous a mener! S'exclame un homme à la carrure imposante
-Ouai on veux être remboursés! Hurle en ch½ur tous les clients.
-Pourquoi vous l'avez pas viré? Interroge l'un d'eux.
-Je pouvais pas,moi aussi j'étais envoûter par cette femme! »
Le patron va vers sa caisse et vérifie qu'il n'y manque aucun billet,il se met ensuite a rembourser ses clients insatisfaits.
Les clients sortent du cabaret,l'air hagard,titubant comme si ils étaient tous saouls.
Chacun prend un chemin différent et la foule s'éparpille dans toute la ville. Les rues sont vides de passants à cette heure là mais habituellement il y a toujours une ou deux voitures qui passent à travers la chaussée. Pourtant il n'y pas la moindre âme qui s'aventure dehors en ce début de matinée,que ce soit en voiture ou à pied. Les volets des immeubles sont tous étrangement clos et les réverbères éteints.
Seul la pleine lune éclaire les trottoirs de Paris.

Partie 2:
Le jour vient de se lever sur la ville de Paris,le soleil commence déjà à apparaître derrière les nuages et dehors s'aventurent les premiers promeneurs,amateurs de jogging matinale.
Le cabaret des « péchés d'amour » est toujours ouvert,pourtant il est vide de clients,même le patron semble l'avoir déserté.
Sur les tables les bougies finissent de se consumés,leurs flammes se reflétant sur les verres à moitié vide. Les nappes tachés n'ont pas été changés et sur le comptoir du bar gisent des bouteilles d'alcool vides.
Des manteaux sont encore accrochés à l'entrée,comme si personne n'était sortit du cabaret.
Déjà quelques passants intrigués s'agglutinent devant le cabaret,la police commence à enquêter sur les lieux.
« -Étrange,les clients se sont comme volatilisés. Dit l'un des officiers de police.
-C'est impossible tu divague! Rétorque un deuxième policier.
-Ouai mais d'un côté c'est étrange,qui aurait l'idée d'oublier un manteau à mille euros ici? D'ailleurs comment ça se fait que le patron soit partit sans penser à fermer le cabaret? Autre chose,pourquoi ils ont tous laissé leur verres à moitié vides?Demande un troisième homme.
-Incendie peut être? »
L'un des passants qui se trouvait sur place intervient.
« -Non impossible!Je suis du voisinage,j'habite juste en face et si il y avait eu un incendie je l'aurai su.
-Oui et il y aurait des traces de feu. » Insiste le premier policier.

Il fait nuit,les rues commencent à se vider,les lumières des immeuble s'allument. Les théâtres,les cinémas et les cabarets se remplissent,un vent frais souffle sur Paris. La lune entouré de son millier d'étoiles éclaire de sa pâle lumières le cabaret « péchés d'amour ».
Les premiers clients sont déjà assis à leurs table,des néons aux multiples couleurs éclairent la pièce,sur scène un guitariste joue de son instrument.
La nuit avance et les clients se font de plus en plus nombreux,le guitariste quitte la scène pour laisser la place à une jeune chanteuse et son pianiste La jeune femme est vêtu d'une robe sirène bleu nuit et semble tout droit tombé d'un paradis perdu. Sa voix pure et cristalline envoûte les spectateurs présents,un seul homme semble ne pas être sous l'emprise du « charme ».
Un homme bien mystérieux,son visage est aussi pâle que celui d'un mort pourtant ses yeux et sa bouche dégagent une étrange douceur,presque enfantine. Ses cheveux blancs et lisse tombent en arrière, jusqu'aux omoplates. Il est vêtu d'un costume entièrement blanc qui souligne sa silhouette élancée.
Le jeune homme assiste au spectacle d'un air songeur,le regard vide.
Les clients du cabaret s'évanouissent à mesure qu'avance la chanson,la pièce se trouble et se déforme,le jeune homme reste impassible. La pièce semble tangué,comme si le cabaret flottait sur une mer houleuse,la lune s'évanouit par la fenêtre laissant petit à petit la place à un espace complètement blanc.
En quelques secondes la pièce s'évapore. Le jeune homme,toujours conscient,se retrouve debout dans un espace vide. La jeune femme a disparu.




# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:03

Modifié le vendredi 25 avril 2008 06:06

Écho/Épisode 2:La jeune femme (saison 1)

Partie 1:
Extrait du journal intime de Lena Key:
Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit dans ce journal,ma vie professionnel va pour le mieux et je suis toujours célibataire. Rien ne semblait se passer ici,Paris est une ville bien ennuyeuse.
Enfin rien jusqu'à maintenant,il y a quelques jours,les clients du cabaret « péchés d'amour » ont tous mystérieusement disparus. C'est étrange,les médias racontent qu'ils se sont volatilisés. Ces événements se sont répétés une deuxième fois malgré sa fermeture,il semblerai que personne ne soit au courant de cette fermeture pourtant la nouvelle est passé dans tous les journaux télévisés.
Le plus étrange ne réside pas dans ces disparitions,cela fait maintenant trois jours que je fait le même rêve. J'ai l'impression de me retrouver toute seule au milieu d'un espace blanc. Parfois je me vois chanter dans un endroit qui ressemble beaucoup aux « péchés d'amour ». J'ai comme l'impression de ne plus être moi-même ces derniers temps,ce matin je me suis réveillé vêtu de ma robe sirène bleu nuit alors que je me rappelle bien de l'avoir rangée au fond de mon placard. Je la trouvais trop provocante et chaque fois que je la mettais je me sentais mal dans ma peau. Je sais c'est stupide,j'ai tout pour plaire mais j'ai du mal à me voir en tant que femme fatal.
Je suis de plus en plus fatigué,pourtant je ne me souviens pas d'avoir passé de nuits blanches.
Je suis allé voir un médecin tout à l'heure,il m'a longuement examiné,il semblait stupéfait de me voir à bout de forces. Je m'attendais à ce qu'il découvre quelque chose mais non,à ma grande surprise je suis en parfaite santé,du moins physique... Néanmoins,il a pris rendez vous pour moi avec un de ses confrères,un psychothérapeute réputé pour son efficacité. D'après mon médecin je suis dans une période de doutes,mais pourquoi? Ma vie me plait,je sort souvent avec mes amies. Des amies j'en ai beaucoup,beaucoup trop je n'arrive plus à trouver le temps pour toute les voir. C'est sans doute ça,je travaille bien trop,je dois souffrir de surmenage... Enfin je verrais bien ce que me dira le psychothérapeute.
En parlant de travail,je suis inquiète au sujet du défilé que dont je suis chargé,le jour approche à grand pas,je n'ai plus qu'une semaine pour achever mes créations et les présenter à mes mannequins. J'espère que mes créations feront l'unanimité,j'aimerais avoir assez d'argent pour partir à Rio l'an prochain et qui sait,peut être me trouver un homme.

Cabinet du docteur Yves Tournier:
« -Madame Key,dites moi tous ce qui vous tracasse. » Ces mots proviennent de la bouche d'un homme élégant,rasé de prés,les yeux verts et pétillants de jeunesse,les cheveux blond bien coiffés. Un homme qui a le don de rassurer son interlocuteur par sa simple présence.
« -Et bien je suis inquiète docteur Tournier,j'ai l'impression que je ne suis plus moi-même depuis quelques jours. Ça a commencé il y a trois jours avec ce rêve...
-Un rêve? Racontez le moi en détails si vous vous en souvenez.
-Et bien je suis seule,au milieu d'un espace semblable au vide,un endroit d'un blanc immaculé,ensuite je suis tout d'un coups sur une scène,une scène de cabaret je crois,et je chante. Tout le monde a les yeux tournés vers moi. C'est troublant,ils semblent tous être charmés par ma voix. Je les vois tous s'évanouir et je finis par me réveiller dans mon lit,vers quatre heures et demi du matin,étourdi,comme si l'on m'avait frapper.
-C'est un rêve étrange,mais qui illustre sans doute votre manque de confiance en vous-même. Vous éprouvez le besoin de plaire mais pas simplement pour votre physique agréable. Mais qu'est-ce qui peut être à l'origine de cette impression que vous ressentez?
-Je n'en sais rien,c'est comme si je n'étais pas toujours moi. Je me demande si je ne suis pas somnambule car,chaque nuit,je me réveille vêtu d'une robe que je n'ai plus porté depuis des mois.
On dirait que je fais des choses pendant la nuit.
-Vous devez être perturbé émotionnellement,c'est une des causes du somnambulisme. Pour découvrir les origines de ce mal je vous propose des séances d'hypnose quotidiennes. L'hypnose aide souvent le patient à sortir de ses inhibitions. Si vous le désirez nous pouvons commencer tout de suite.
-Oui,si ça peut m'aider à mieux comprendre mon état alors je veux bien.
-Très bien allongé vous ici » Le docteur Tournier pointe du doigt un long divan en cuir dans le coin de la pièce. Lena obéit,elle s'allonge doucement sur le divan,sa respiration ralentit,elle ferme les yeux.
« -Bien,maintenant mademoiselle Key,pensez à quelque chose de relaxant,de rassurant,comme une journée d'été. Le soleil brille,vous êtes assise dans un jardin à contempler le ciel.
-Oui,je me sent tellement apaisé.
-Laissez vous petit à petit emporter par vos pensées,n'hésitez pas à vous endormir. »
Lena,dans un état proche de l'inconscience se met à trembler de tous ses membres.
« -Non!Je ne peux pas!Elle reviendra,j'y retournerais! Hurle elle
-Qui reviendra?Où irez vous?
-Là bas!Dans l'oublie!Elle prendra ma place!
-Personne ne veux prendre votre place mademoiselle Key.
-Elle le veux!Elle est proche! »
Les convulsions se font de plus en plus frénétiques,des larmes commencent à couler sur le visage de Lena.
« -Bien,je crois qu'il est temps de mettre fin à cette séance. Réveillez vous maintenant,tout va bien,vous êtes en sécurité dans mon cabinet. »
Lena cesse peu à peu de trembler,en quelques secondes sa respiration retrouve son rythme normal. Ses yeux s'ouvrent doucement et elle se lève,étourdi.
« -Mademoiselle Key,je crois que vous souffrez d'un dédoublement de personnalité,nous prendrons rendez vous dans une semaine pour confirmer mon diagnostic et venir à bout de ce dédoublement ensemble.
-Docteur,je ne veux pas prendre de médicaments!
-Ne vous inquiétez pas,vous n'en prendrez pas tant que ce ne sera pas nécessaire. »

Partie 2:
Richard Evans est un jeune cadre dans une entreprise de production automobile. Il a perdu sa femme il y a quelques mois. Elle est morte,victime d'un accident de la route. Depuis,sa vie n'est qu'une succession de débauches,de sexe et d'alcool. Il passe ses soirées,en compagnie des plus belles femmes de Paris,dans les cabarets et les boites de nuit à la mode. Depuis cette soirée aux « péchés d'amour » il n'est toujours pas sortit de son grand appartement de trois cent mètres carrés. Il ne s'est pas entièrement remis du choc que lui a causé cette mystérieuse jeune femme.
Il n'a pas quitter son appartement,pourtant lorsqu'il regarde à sa fenêtre il ne voit aucun passant dans les rues. Les magasins sont tous ouvert mais personne ne semble y travailler. Il n'a pas entendu ses voisins,d'habitude si bruyant,depuis bientôt quatre jours. Il est déjà midi,il va bien falloir manger,Richard se dirige vers son réfrigérateur mais il n'y trouve pas l'ombre d'une denrée alimentaire. Il se décide à commander une pizza,il prend l'annuaire et appel un livreur,le téléphone sonne une dizaine de fois mais personne ne semble vouloir décrocher. Il essaye avec un autre livreur,même résultat.
Peut être que son téléphone ne marche plus. Arrivant à cette conclusion,Richard se résigne à sortir faire les courses. Il prend sa voiture,il semblerait qu'il soit le seul sur la route aujourd'hui. Il profite de cette opportunité pour dépasser la limite de vitesse réglementaire. Soudain,une jeune femme traverse sur le passage piéton,Richard freine brusquement mais heurte la jeune femme.
Il sort de sa voiture et court vers elle.
«-Mon Dieu!Je suis désolé,vous allez... »
Il s'arrête stupéfait devant l'apparence de la jeune fille,elle a le même visage,les même yeux que sa défunte épouse.
« -Que se passe t'il Richard? Tu as l'air si surpris de me voir.
-Marie...C'est bien toi?
-Tu aurais aimer que ce soit quelqu'un d'autre? »

Richard est assis en face de son épouse,Marie,à une table de l'un des restaurant les plus huppés de la capitale.
« -Chéri,tu semble bien soucieux. Est-ce à cause de moi? Comme je te l'ai déjà dit tu es dans l'Écho,le monde des âmes. Ici tout est possible.
-Mais Marie,pourquoi suis-je ici? Je ne suis pas mort!
-Si tu l'est. » Marie esquisse un sourire et pose son regard sur le visage de son mari. Richard déconcerté essaye de répondre mais en vain,ses lèvres trembles.
« -Allons Richard,ce n'est rien de grave tu t'y habituera. Enfin j'espère que quelqu'un fleurira ta tombe. Oui je l'espère de tout mon c½ur,je ne voudrais pas que tu souffre comme moi j'ai souffert à cause de ça. » Un serveur se présente à leurs table.
« -Puis je prendre votre commande? »
Marie prend la parole.
« -Nous n'avons pas encore décidé,revenez dans quelques minutes. »
Richard pose un ½il incrédule sur le serveur qui retourne dans la cuisine. Il semble complètement perdu,beaucoup de questions lui parcourent l'esprit depuis qu'il est rentré des « péchés d'amour »
« -Marie,comment se fait il qu'il y est si peu de monde ici?
-Mon amour,cet endroit n'est qu'une petite partie de ce que vous appelez « l'au delà »,c'est moi qui l'est crée afin de te rencontrer. Pendant tout ce temps j'ai tellement désiré te revoir. Tu m'a tellement manqué. La voix de Marie sonne remplie de tristesse
-Toi aussi tu m'a manqué. »
Marie change de ton,ses paroles deviennent presque des cris de reproche.
« -Je t'ai manqué?! C'est pour cela que tous les soirs tu sortais avec ces putains! C'est pour cela que ma tombe est toujours resté vierge de fleurs!
-Chérie,j'étais trop pris par mon travail pour aller fleurir ta tombe. Je souffrais de t'avoir perdu,je n'avais pas d'autre moyens que de fréquenter ces prostitués pour oublier cette douleur! » Chaque mot que prononce Richard est baigné de regret. Le silence s'installe entre les deux époux et après quelques minutes,Marie retrouve son calme.
« -Richard,si tu regrette vraiment ce que tu as fait alors excuse toi du plus profond de ton c½ur. Je t'en supplie fait le pour moi,pour mon repos,pour notre éternité.
-Chérie,mon ange,mon soleil,je suis désolé pour tout le mal que je t'ai causé... »
Sur ces mots le décor disparaît,la jeune femme s'évapore,Richard se retrouve devant le « péchés d'amour »allongé sur le sol,au milieu d'une foule

# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:04

Modifié le vendredi 25 avril 2008 06:06

Écho/Épisode 3:Richard Evans (saison 1)

Partie 1:
Hôpital de la Sainte mère de Dieu:
Mercredi,il est déjà vingt deux heures,la nuit est tombé depuis longtemps mais l'hôpital de la Sainte mère de Dieu ne désemplit pas. Les médias se précipitent à l'entrée du bâtiment tandis que des policiers essaye de contenir la foule qui s'est rassemblé autour.
A l'intérieur,les médecins du service de neurologie se réunissent dans la chambre de l'un des nombreux patients. Une petite chambre au mur dénudé avec en son centre un lit médicalisé. Aucune distraction ne se trouve dans cette pièce au confort rudimentaire,aucune fenêtre ne l'éclaire. La seule lumière présente provient d'une ampoule pendant au plafond qui s'apprête à rendre l'âme. Allongé sur le lit,un patient en piteux états,ses cheveux coupé nets sont parsemé de mèches grises,ses yeux ternes sont entourés de cernes,ses lèvres,craquelé par endroits,saignent légèrement.
L'un des médecins s'adresse à lui sur un ton de désapprobation.
« -Monsieur Evans,ce n'est pas raisonnable de vouloir quitté notre établissement dans cet état. Après le choc que vous avez subi!
-Docteur,j'ai juste été enlevé,rien de grave. Je suis en parfaite santé,je n'ai besoin que d'un peu de repos.
-Non!C'est hors de question,vous ne quitterai pas l'hôpital aujourd'hui!Nous allons vous trouvez une chambre plus confortable,en attendant vous restez ici!Vous avez subi un grave choc psychologique,tant que nous ne seront pas certains de votre état nous ne vous laisserons pas rentré chez vous. »
Les médecins quitte la pièce laissant Richard Evans seul,allongé sur son lit.
Dehors,les journalistes guettent la sortit d'un des membres du personnel. Soudain,l'un des infirmier,ayant finit sa journée,sort. Aussitôt les journalistes l'assaillent de questions.
« -Monsieur Evans est il en état de parler?Peut il répondre à quelques questions?
-Que s'est il vraiment passé?Peut on espérer revoir les autres disparus? »
Le jeune infirmier se contente de répondre  « Je ne sais pas » et s'empresse de prendre sa voiture.

Hôpital de la Sainte mère de Dieu:
Une heure du matin,l'équipe de garde nocturne de l'hôpital se charge des admissions d'urgences. Dans le hall s'entassent de nombreux patients couverts de plaies sanguinolentes. A la réception,les infirmiers,débordés de travail,ne cesse de répéter la même phrase:
« -Désolé nous n'avons plus aucune chambre de disponible,veuillez patienter si ce n'est pas pour une urgence! »
Dans la chambre numéro trois cent vingt deux;couloir B,le patient Richard Evans dort profondément. Des infirmiers sont posté à l'entrée de la pièce.
Un bruit,un craquement se fait soudain entendre,les lumières du couloir B s'éteignent brusquement plongeant une des quatre ailes de l'hôpital dans le noir le plus complet.
« -Que se passe t'il?Allez vérifier si l'électricité ne s'est pas coupé dans les chambre! » Ordonne l'un des infirmier.
La coupure d'électricité semble avoir affecté toute les chambres du couloir. Un autre craquement se fait entendre,l'hôpital tout entier se retrouve dans la pénombre.
Après quelque minutes,le courant revient. Les lumière se rallument petit à petit et la panique laisse place au rythme de travail habituel.
« -Allez voir si il n'y pas eu de mort! »Hurle un médecin en colère.
Quelques secondes plus tard un jeune infirmier arrive en courrant,à bout de souffle.
« -Monsieur!...La chambre trois cent vingt deux couloir B...le patient a disparu!
-Quoi?C'est impossible!Envoyer toutes les équipes médicales disponibles à sa recherche! »
Cela fait maintenant trois heures que les médecins de la « Sainte mère de Dieu » recherchent le patient Richard Evans. L'hôpital a été fouillé jusque dans ses moindres recoins,aucune trace de Richard.
La police a été averti,elle est sur les lieux.
« -Il s'est sans doute enfui pendant les dix minutes de la panne de courant monsieur l'agent. Il voulait à tout prix retourner chez lui. Dit l'un des médecins chargé de s'occuper de Richard
-Très bien nous irons faire un tour là bas.
-Si vous le retrouvez,ramenez le ici,il souffre d'un grave traumatisme crânien d'après l'IRM que nous lui avons fait passer de plus nous avons détecter quelque chose d'étrange au niveau de son cortex pré frontale. »

Partie 2:
Richard Evans gît sur le sol du restaurant,évanouit. Le siége en face du sien est vide,le clocher de la cathédrale Notre Dame De Paris sonne treize heures. Richard se réveille,il ouvre doucement les yeux et s'assoit sur son siége en se tenant le crâne d'une main.
« -Que s'est il passé chérie? »
Personne ne lui répond.
« -Chérie?Marie où est tu? »
Richard observe les moindres recoins du restaurant,il se lève et parcours la salle à manger en titubant.
Sur une des colonnes qui soutiens le deuxième étage du restaurant,un calendrier est accrocher.
« -Déjà Mercredi!J'ai perdu toute notion de temps depuis cette étrange soirée. »
Après quelques minutes passé à appeler sa femme,Richard s'effondre en larmes.
« -Un rêve!Ce n'étais qu'un rêve! »
Richard retourne chez,le c½ur remplie d'amertume et de dépit. Les rues sont encore vides,les immeubles ont tous les volets fermés,il n'y a pas la moindre trace de vie dans la ville.
Richard s'arrête en chemin,il observe le ciel,il remarque qu'il n'y a aucun nuage,le ciel est étrangement blanc. Il fait jour,pourtant il n'y a pas de soleil. Une lumière éclaire bien la ville mais d'où provient elle?
Richard viens juste de remarquer qu'il éprouve une étrange sensation de légèreté,il a l'impression de pouvoir s'envoler à tout moment. Ses yeux,quelque chose ne va pas,Richard ne comprend pas d'où cela provient,il est immobile au milieu de la route,quelque chose à changer en lui. Il y a tout d'un coup beaucoup trop de lumière. La ville est presque toute entière engloutit par une lumière blanche,le décor semble entièrement blanc désormais.
Richard,Richard d'où lui viens ce prénom?Où est il?Qui est il? Un homme entouré d'un halo de lumière se tient debout recouvert de cet éclairage candide,peut être qu'il s'appel Richard? Son corps disparaît sous l'intensité du halo puis viens le tour de son visage. L'homme?Est-ce un homme?Il a oublié,tout oublié, jusqu'à son identité...

Un jeune homme entièrement vêtu de blanc parcours les rues du seizième arrondissement de Paris,son teint pâle laisserait penser qu'il est atteint d'une maladie mais son regard et son visage dégage une douceur et une force qui indique le contraire.
« -Où est il?Il ne doit pas être bien loin,c'est son monde après tout!J'espère qu'il n'a pas déjà rencontré le sien... » Le jeune homme se murmure ses phrases à lui-même.
Il semble légèrement inquiet,quelque chose le perturbe,quelque chose qui vient du décor.
Ses yeux balaye la rue,ils s'arrêtent sur un restaurant mexicain.
« -Je ne me rappelle pas avoir vu ce restaurant dans cette rue. Peut être confond il,après tout cet endroit est basé sur ses propres souvenirs. »
Le jeune homme entre dans le restaurant,il est vide comme les rues et les magasins.
Il prend une chaise et reste immobile quelques secondes en attente d'un événement. Des rires se font entendre,ils proviennent de l'arrière cour du restaurant. Ils s'éloignent un peu,le jeune homme court en direction de ces rires. Il aperçoit une femme et une jeune enfant. L'enfant n'a pas plus de quatre ans.
« -Viens maman on va continuer à jouer toi et moi pas vrai?
-Oui mon ange,maintenant qu'on est enfin réunit on va faire tout ce qu'on a pas put faire avant.
-Dit maman,personne ne nous séparera n'est-ce pas?Tu resteras toujours avec moi promis?
-Promis ma chérie personne ne nous séparera. »
L'enfant est étrange,une aura de lumière l'entoure mais la mère ne semble pas la remarquer.
L'homme en blanc s'adresse à la mère.
« -Ne vous approchez plus de votre fille!Vous pourriez y perdre beaucoup!
-Maman c'est qui le monsieur?Ne l'écoute pas,ne le laisse pas nous faire du mal,pas comme lui. L'enfant éclate en sanglots.
-Non il ne nous séparera pas mon ange. Qui êtes vous?Que me voulez vous?
-Je m'appel Alexandre,je veux vous aidez,cette enfant n'est plus celle que vous avez connue.
-Vous êtes fou!C'est ma fille. »
La jeune fille se serre contre la jambe de sa mère et s'adresse à Alexandre.
« -Tu ne touchera pas à ma maman! »La violence des mots de l'enfant résonnent comme un écho.
Alexandre sent une force le pousser vers le bas,un être invisible qui le fait chuter.
Il perd l'équilibre,il tombe,Paris s'évapore,la lumière blanche envahit son corps. Il flotte dans cet espace lumineux,l'enfant et sa mère ne sont plus là...


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:06

Modifié le vendredi 25 avril 2008 06:06

Écho/Épisode 4:Alexandre (saison 1)

Partie 1:
Cabinet du docteur Yves Tournier:
Lena Key est allongé sur le divan du docteur Tournier,elle parcours la pièce du regard afin d'éviter de croiser celui de son médecin. Ses yeux se posent tour à tour sur le plancher en bois vernis puis,sur les murs blancs recouverts de tableaux et de cadres en acajou dans lesquels reposent de vieilles photos d'artistes. Le docteur Tournier observe attentivement sa patiente.
« -Mademoiselle Key,comment vous sentez vous depuis la dernière fois? »
Lena,surprise,sursaute légèrement ,tourne la tête vers le docteur Tournier puis lui répond d'une voix légèrement timide.
« -Je ne fais plus ces rêves étranges depuis une semaine environ.
-Vous semblez un peu déçu,qu'il y a-t-il de mauvais à cela?
-Et bien,j'ai honte de l'avouer,mais ces rêves me permettait d'être celle que je ne suis pas. Une jeune femme pleine de charmes et qui n'hésite pas à le montrer. Je commençais petit à petit à m'identifier à cette femme qui possédait mon corps durant ces rêves.
-Pourquoi?Comment êtes vous d'habitude?
-Je suis plutôt timide,j'ai du mal à aborder les gens.
-C'est sans doute pour ça que vous vous êtes créez ce double,inconsciemment vous voulez changer. Mais maintenant votre conscient à pris le dessus,c'est un bon début mais nous allons continuer ces séances afin que vous puissiez vous ouvrir un peu plus aux autres.
-Vous ne me donnerez pas de médicaments docteur?
-Je vous l'ai déjà dit,seulement si cela s'avérait nécessaire. »
Lena sourie,elle prend sa respiration puis,d'un air plus assuré,s'adresse au docteur.
« -Docteur,je voudrais vous parlez d'autre chose maintenant.
-Quoi donc?
-Ces histoires de pannes de courant,de disparitions,c'est si étrange. Je savais que ce Richard Evans allait s'enfuir de l'hôpital,depuis le début. C'est terrible j'ai l'impression d'avoir eu l'occasion d'empêcher ça,d'empêcher tous ces morts. Je suis sûr que cette panne de courant est lié à monsieur Evans!
-Allons mademoiselle Key,vous n'aurez rien put faire,ce n'est pas de votre faute. Si monsieur Evans a disparu lors de cette panne de courant ce n'est qu'une coïncidence. Il faut vous ressaisir,vous n'êtes pas responsable de tous les malheurs de ce monde!
-Je ne sais pas,je ne sais plus...» Un long silence s'installe entre les deux interlocuteurs. Un quart d'heure s'écoule.
Le docteur Tournier regarde sa montre.
« -Bien,il est déjà quatorze heures,notre séance est finit,au revoir mademoiselle Key. »
Lena sert la main du docteur Tournier.
« -Au revoir docteur. »

3 ans plus tôt,hôpital de la Sainte mère de Dieu:
Il fait nuit,le ciel est dégagé et les étoiles illuminent la ville. A l'intérieur de l'hôpital,des larmes de colère résonnent.
« -Pourquoi?Pourquoi voulez vous débranchez mon fils?!Hurle une jeune mère désespéré.
-Sa maladie est inconnue madame Animatis,et ses poumons sont en piteux état. Il n'a pas beaucoup de chances de sortir du coma dans lequel il est plongé. Allons,donnez nous votre accord. »Dit un chirurgien à l'adresse de la jeune femme abattue.
Un homme grand,à la silhouette élancé,est allongé sur un lit. Tout son corps semble relié à des machines,il est sous assistance respiratoire.
Ses longs cheveux noirs s'étendent sur son oreiller blanc et une étrange douceur se dégage de son regard. La moitié de son visage est caché par les tubes qui le maintiennent en vie.
« -Docteur,ma femme ne vous donnera pas son accord et moi non plus!Si notre fils doit mourir c'est que Dieu en a décidé ainsi!Si il n'est toujours pas mort,il y a une bonne raison!
-Bien,si tel est votre décision nous nous occuperons de lui. »
Les deux parents sortent de l'hôpital,les larmes aux yeux. Les médecins quittent la chambre du jeune homme.

2 ans après l'hospitalisation du jeune homme,1 ans avant le mystère du cabaret,Hôpital de la Sainte mère de Dieu:
« -Docteur Yvernel,cela fait un an que personne ne viens voir ce jeune homme! »
La voix du directeur de l'hôpital résonne de son bureau jusqu'au couloir D.
« -Monsieur le directeur,nous ne pouvons pas le débranchez tant que ses parents ne nous ont pas donné leurs accord.
-Ses parents?!Ils ne viennent plus le voir depuis maintenant un an!
-Son état semble s'améliorer depuis quelques temps. Nous nous devons de le laisser en vie!
-S'améliorer?!En deux ans ses cheveux ont blanchi et son teint est devenu aussi pâle que celui d'un mort!
-Il manifeste une activité cérébrale accru depuis une semaine environ,laissez nous encore un mois!
-Bien,je vous laisse un mois,pas un jour de plus. »
Le docteur Yvernel quitte le bureau du directeur et traverse le couloir D à grand pas.
Soudain,une alarme retentit.
« -Vite!Chambre vingt deux couloir C,nous avons une urgence! » Cri l'un des infirmiers
.Le docteur Yvernel se met à courir.
« -Chambre vingt deux couloir C?!Mais c'est le jeune Animatis! »
Le docteur Yvernel accompagné d'une dizaine d'infirmiers se précipitent dans la chambre du patient.
Le jeune homme,allongé sur son lit,ouvre les yeux,ses lèvres tremblent légèrement,ses mots sortent difficilement de sa bouche.
« -Je suis...en vie? »

Partie 2:
Alexandre marche dans le vide depuis maintenant trois heures,aucune trace de la mère et de son enfant.
« -J'espère que la gamine ne lui a pas déjà pris. ». La voix d'Alexandre résonne longuement jusqu'à s'évanouir dans l'inconnue.
Il s'arrête quelques minutes et scrute l'horizon. Devant lui s'étend un voile d'un blanc immaculé.
Tout autour de lui,une lumière blanche,aussi oppressante que les ténèbres d'une nuit sans lune. Aucun son ne traverse l'air,un air lourd,presque irrespirable.
Alexandre se remet en marche,il semble presque flotter dans l'espace,tel un fantôme du passé parcourant un rêve éternel.
Un parfum dans l'air plonge le jeune homme dans une rêverie,il se retrouve transporter devant un grand bâtiment aux murs entièrement blanc. A l'entrée du bâtiment,une pancarte indique « Hôpital de la Sainte mère de Dieu ».
Le soleil brille,le chant des oiseaux sonne comme une note de nostalgie dans l'esprit d'Alexandre. Une mystérieuse force le pousse à entrer dans l'hôpital.
Cet hôpital,il s'en rappel. Ces murs,ces bruits,tous ces patients qui attendent dans le hall sont autant de détails dont il se souvient.
Alexandre avance,poussé par cette force invisible,jusque dans un grand couloir,le couloir C.
Soudain une alarme retentit. Un médecin se met à courir,un infirmer hurle à travers le couloir.
« -Vite!Chambre vingt deux couloir C,nous avons une urgence!
-Chambre vingt deux couloir C?!Mais c'est le jeune Animatis! »
Le décor se trouble,s'évapore et laisse place à une rue commerçante. De chaque côtés de la chaussé,une dizaines de boutiques. Un passage piéton se trouve au bout de la rue. Alexandre,en face du passage piéton,attend quelque chose. Un jeune homme aux long cheveux noirs,la silhouette élancé,marche sur le trottoir d'en face,il semble fatigué et sa démarche est lente,mal assuré. Quelques pas,il s'écroule sur le sol,du sang coule de sa bouche et s'étend sur le trottoir. Les passants affolés hurlent.
« -Une ambulance!Appelé une ambulance! »
Le décor se trouble à nouveau puis laisse place au vide. Alexandre pleure,ses larmes tombent,elles ne rencontrent pas d'obstacles et elles continuent de tomber dans un gouffre infini de lumière.

Le soleil brille en ce jour de printemps,les branches des arbres sont couvertes de fleurs et de bourgeons et la pelouse verdoyante du parc sent encore la rosé du matin. Sur le petit sentier qui divise ce coin de paradis en deux,passe déjà à vélo les premiers sportifs,les plus matinaux. Un peu plus loin,abrité sous un arbre,une mère et sa petite fille de quatre ans jouent ensemble.
La jeune enfant sourit,ses yeux brille d'amour pour sa mère. La mère pose un regard attendri sur sa fille pendant que celle ci court respirer le parfum des fleurs.
« -Mon ange,ne t'éloigne pas trop. Lui dit elle d'une voix remplie de tendresse.
-D'accord maman. »La jeune fille lui adresse un sourire.
Le soleil éclaire les cheveux blond de la petite fille. Ses yeux bleu brillent tel deux pierres de saphir.
Un papillon vole,l'enfant court après lui.
« -Maman,regarde le beau papillon!
-Oui ma chérie,il est très beau.
-Il est comme toi maman,il vole et essaye de partir mais je vais l'attraper. »
La mère observe sa fille,l'incrédulité se lit sur son visage.
« -Que veux tu dire par là mon ange? »
L'enfant attrape le papillon de ses deux mains et le montre à sa mère,le papillon ne vole plus,il n'ose pas quitter les mains de la petite fille.
« -Moi et lui on sera ensemble pour toujours,il est à moi,comme toi.
-Mais non ma chérie,je ne suis pas à toi. Tu es mon ange et rien ne nous séparera mais maman aussi à le droit d'avoir sa propre vie. »
La petite fille regarde sa mère,continuant d'afficher un sourire innocent sur son visage.
« -Maintenant non. C'est moi qui décide.
-Tu dois comprendre que maman est une adulte ma puce,elle doit travailler et voir ses amies de temps en temps.
-Je comprend mais tu n'as plus besoin d'amies ni de travail puisque tu m'a moi. Répond la petite fille.
-Je sais,mais tu es une petite fille,tu dois aller à l'école et toi aussi tu dois te faire des amies. Tout ne tourne pas autour de toi mon ange. »
Les yeux de la petite fille se remplissent de larmes.
« -Ne pleure pas,je t'aime quand même. Je te l'ai déjà dit je serais toujours là pour toi. Viens dans mes bras,on rentre à la maison.
-Oui maman,mais tu ne comprend
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:08

Modifié le vendredi 25 avril 2008 06:07

Écho/Épisode 5:Candide douleur (saison 1)

Partie 1:
Salon de Léna Key:
C'est une grande pièce décoré dans la plus sublime opulence,Lena est une adepte de la décoration d'intérieur. Les murs sont recouvert d'un papier peint orange,criant. Sur le plafond pend un lustre en cristal légèrement rosé,juste au dessus d'un canapé recouvert d'une housse de velours rouge.
Un écran plat,dont le prix équivaut sans doute a plus d'un mois de salaire d'un cadre moyen,trône face au canapé,devant une grande fenêtre qui laisse entrer la lumière dans la pièce.
La richesse du décor laisserait à penser que Lena Key doit être une de ces jeune femmes dynamique qui possèdent une entreprise florissante pourtant cette maison luxueuse lui vient de son père,le PDG de l'entreprise de vidéo surveillance The Key,multimillionnaire excentrique qui lui a offert son premier logement dans l'espoir secret de la voir quitter la demeure familial. Son projet s'est ainsi concrétiser,poussant sa fille a accepter ce présent à une centaine de kilomètres du manoir Key.
Sur le canapé,un homme,probablement trentenaire malgré les mèches grises qui parsèment ses cheveux coupés nets,est allongé. Il semble dormir.
Une horloge en forme de goutte d'eau doré,annonce treize heures,le crissement d'une porte qui s'ouvre doucement se fait entendre.
Une jeune femme timidement sulfureuse entre,elle pose sa veste sur le porte manteau qui se trouve à l'entrée,enlève ses chaussures à talons haut et enfile une paire de pantoufles rose.
Elle se dirige paresseusement vers le salon,arrivé devant son canapé elle aperçoit l'homme assoupie. Sa bouche s'ouvre en grand,prête à pousser un cri strident mais,voyant le visage de l'inconnu,elle se retient et aucun son ne traverse le silence.
Elle le réveille doucement.
« -Monsieur Evans?Vous êtes bien monsieur Evans? »
L'homme esquisse quelques mouvements,ouvre les yeux,puis s'étire.
« -Non,je ne suis pas monsieur Evans.
-Mais je vous ai vu dans mes rêves et aux informations,dans les journaux,sur Internet! »
Le présumé Richard Evans pose la paume de sa main sur la bouche de Lena et lui murmure à l'oreille:
« -Tais toi jeune fille,c'est grâce à toi que je suis ici et j'ai besoin de toi. »
Lena essaye de se débattre,L'homme sort de sa poche une seringue et,de sa main libre,en injecte le contenue dans la nuque de la jeune femme qui s'écroule aussitôt sur le parquer ciré du salon.

Rue du cabaret les « péchés d'amour »:
Deux adolescents sont assis sur le trottoir faisant face au cabaret,ils sont plongé dans une discutions de jeunes adeptes de jeux vidéo et de jeune femmes sur internet.
Il est quatorze heure,les rues de la ville sont vides.
« -Bordel,il parait qu'il se passe des trucs étrange dans ce cabaret.
-Ouai des disparitions. Quoi tu claque des dents?T'a peur?
-Non j'ai froid!
-Poule mouillé,je te paris ma Playstation 3 que t'a trop la trouille d'entré dans le cabaret.
-D'accord!Pari tenu! »
L'adolescent enjambe les banderoles jaunes rayés de noir,il force la serrure et pénètre dans le bâtiment à l'abandon.
Il observe les alentours,rien ne lui parait suspect,il continue son exploration jusqu'au bar.
Sur le comptoir gît encore une bouteille de whisky non entamé,il l'ouvre et en boit quelques gorgés.
Le patron du cabaret le surprend alors d'une tape dans le dos.
« -Qu'est-ce qu'un jeune garçon de ton age fait dans mon établissement à picoler?Tes parents sont pas au courant de ce que tu fais n'est-ce pas?Ils doivent te chercher partout,il est déjà minuit!
-Mais qu'est-ce que vous racontez?Il est à peine treize heures!Vous êtes pas censé avoir disparu vous? »
Le jeune adolescent se retourne et fait face à une foule de clients,pour la plupart à moitié ivres,qui le dévisage de leurs regards vitreux.
« -Putain,qu'est-ce qui se passe ici?!Je suis tombé dans une dimension parallèle ou quoi? »
Un homme,trentenaire,les cheveux coupés nets,s'approche du garçon.
« -Calme toi champion. Je me présente Richard Evans,t'inquiète pas-tu doit être fatigué,on va te ramener chez toi. »

Partie 2:
Alexandre pleure,les larmes qui roulent sur ses joues ne veulent pas s'arrêter.
Autour de lui,le silence,le vide candide presque angoissant de la solitude. Profitant de ce calme oppressant,il se perd dans ses pensées.
Le décor change à nouveau le plongeant encore une fois dans les méandres du passé.
Cette fois,il se retrouve plongé devant une grande ferme,perdu au milieu d'une vigne,quelque part dans le Sud de la France. Cet endroit,il n'y avais plus mit les pieds depuis l'âge de dix ans,depuis ses dernières vacances avant la mort de ses grands parents.
Une voix féminine,tremblante,trouble le silence apaisant qui règne dans cette parcelle de nature,perdu au milieu de nulle part.
« -Je n'en peux plus!Notre fils va mourir!Je ne veux pas qu'il parte seul! »
Une autre voix,plus grave,probablement celle d'un homme,rejoint la première.
« -Chérie,ne fait pas ça!Alexandre va s'en sortir,je te le promet!Lâche ce flingue!
-Je ne veux plus souffrir,je veux quitter ce monde,je veux rejoindre mon fils! 
-Chérie,je t'en supplie,ne fait pas ça! »
Une détonation retentit puis,plus rien durant quelques secondes.
De nouveau la voix de l'homme s'élève,cette fois elle aussi tremblante,comme accablé. L'homme sanglote.
« -Chérie,dit moi que tu es en vie!Dit le moi!Tu ne peux pas m'abandonner!Reste ici avec les vivants,pour Alexandre! »
Aucune réponse,une nouvelle détonation,tout se déforme à nouveau. Tout redeviens blanc,immaculé,douloureux.
Alexandre se retrouve encore une fois seul,sans personne,sans famille,sans soutient.
Il viens de comprendre,mais quoi?Peut être retrouverai il les êtres chers,qui lui ont été enlevés,au beau milieu de ce désert,de cette prison illusoire?

Il fait beau en cet après midi d'été,les oiseaux chantent,mais quelque chose dans leur voix sonne faux. Il n'y a aucun nuage pour masquer le soleil,ses rayons éclairent la ville comme une lumière qui malgré tout parait artificiel.
Au troisième étage d'un grand immeuble,une mère et sa fille déjeunent dans leur petit salon devant leur téléviseur. Une émission de décoration capte leur attention.
« -Dit maman,si on décorait ma chambre comme ça? Avec plein de princesses et de princes. 
-D'accord chérie,on verra ça le jour de ton anniversaire. »
Un gâteau surmonté de quatre bougies blanches trônent sur la table du salon.
« -Mais maman c'est aujourd'hui mon anniversaire.
-Mais qu'est-ce que tu raconte? »
La mère aperçoit le gâteau posé sur la table. Elle compte les bougies.
« -Mais chérie,tu dois avoir cinq ans,pas quatre. Et puis ton anniversaire c'étais il y a longtemps,je crois qu'on n'en a plus jamais fêté ensuite. Oui,tu n'as plus jamais eu de fête d'anniversaire parce que tu es...morte! »
La mère se lève nerveusement,recule de quelques pas et se retrouve parcouru de frissons,terrorisé.
« -Je m'en souviens maintenant,cette émission,ce gâteau,c'est le même que lors de ton dernier anniversaire!Mais qui es tu?Qu'est-ce qui m'arrive!
-Maman,c'est moi Angélique. Mais qu'est-ce qui t'arrive maman? »
La mère tremble,son teint deviens de plus en plus pâle. Les yeux bleus de la petite fille s'humidifient.
« -Maman pourquoi t'es si méchante avec moi?Je voulais juste qu'on se retrouve ensemble,comme avant! 
-Où est-ce que je suis?Qu'est-ce que tu m'a fait?Je ne me rappelle plus de rien depuis que je suis ici!J'étais au « péchés d'amour » et puis plus rien,je me suis réveillé avec toi!Tu ne peux pas être ma fille,elle est morte depuis longtemps!Comment est-ce que j'ai put rester aussi incrédule?
-Maman,je suis ta fille,je suis pas morte!Pas plus que toi. S'il te plait,reste avec moi,on était si bien ensemble!Je te laisserais pas t'enfuir comme ça! »



# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:10

Modifié le vendredi 25 avril 2008 09:57